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Revue Horizons publics

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Horizons publics: Présentez-nous les Éco Maires.

« L’association des Éco Maires est née il y a 20 ans sous l’impulsion de Laurent Fabius. Des élus, de tous bords politiques, souhaitaient se mobiliser en faveur de l’environnement et démontrer que cette préoccupation pouvait ne pas être uniquement revendiquée par le mouvement écologique. Leur crédo : faire de l’échelon local le pivot de la mise en oeuvre des actions environnementales. Véritablement avant-gardiste, cette prise de conscience fait aujourd’hui l’unanimité.
1 800 collectivités et inter-communautés font partie de cette aventure et travaillent, au quotidien, main dans la main avec le ministère de l’Écologie et celui des Sports mais aussi avec l’AMF1, l’APVF2 ou la FMVM3. Nous constituons un véritable réseau qui interagit à la fois avec le tissu économique, institutionnel et citoyen et cela à l’échelle européenne. De ces rencontres, naissent des éfl exions riches et multiples qui font avancer le débat sur l’écologie et concrétisent de nombreuses volontés. À ce sujet, nous remettons chaque année les trophées Éco Actions afi n de valoriser les actions les plus innovantes et les plus exemplaires. »

HP : Quels sont les critères essentiels à une démarche globale en faveur du développement durable ?

« Le concept de développement durable doit être la toile de fond à la mise en place d’actions écologiques, sociales et économiques cohérentes. Nous savons que la croissance zéro n’est pas viable. Or, le développement économique peut concourir au respect de l’environnement. La croissance verte comporte également une dimension humaine primordiale. Le bien-être de chacun au coeur de son environnement est la clé de voûte de notre évolution. Il est temps de repartir à la conquête de la planète et des ressources que nous avons malheureusement perdues. »

HP : Combs-la-Ville est une ville pionnière en termes de développement durable.
Comment appliquez-vous votre politique verte ?

« Combs-la-Ville, qui compte plus de 21 000 habitants, a été primée en 2002 par l’association en même temps que la ville de Lille. En mettant en place une charte de Haute Qualité Environnementale (HQE), nous avons obligé les entreprises du parc d’activité de la Borne-Blanche à respecter un cahier des charges serré, de la création des bâtiments à la gestion quotidienne des entreprises.
Nous avons également conçu pour un quartier, en concertation totale avec la population, un Agenda 21 visant à préparer la rénovation du quartier Briard. La commune a, par ailleurs, à l’initiative de l’Ademe, mis en place un « Plan environnement collectivité locale » qui fait de chaque agent communal un acteur au quotidien du développement durable. »

HP : Quels sont les grands enjeux de la fiscalité verte ?

« L’effet de masse de la fiscalité est indéniable. Sa vertu est pédagogique ; elle ne punit pas mais doit prévenir. À titre d’exemple, le débat qui gravite autour de la taxe carbone n’est pas fondé. Il ne s’agit pas d’un nouvel impôt et son impact fiscal sera neutre. C’est un outil d’éducation avant tout et de redistribution des richesses. Des aménagements sont à y apporter mais sa légitimité est assurée. Le principe du pollueur-payeur est juste. La fiscalité environnementale est incontestablement un levier de développement durable.
Beaucoup pensent que la période de crise actuelle n’est pas opportune pour cette nouvelle taxation. Mais existe-t-il un moment propice ? Seul le courage politique est indispensable. Si nous voulons diviser par 4 les émissions de CO2 d’ici 2020, toutes les initiatives doivent être considérées avec intérêt. Nous devons observer ce qui se passe en Chine, en Europe et partout dans le monde. En France, nous avons su valoriser la vertu de notre Plan climat-énergie à l’international. L’environnement est l’affaire de tous les peuples. Nos actions doivent être collectives. »

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