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Revue Horizons publics

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Les choix urbanistiques, les modes de construction mais encore la gestion des charges impliquent nombre de problématiques liées au développement durable. Le secteur du bâtiment est aujourd’hui le plus gros consommateur d’énergie. 40 % des consommations énergétiques nationales et environ 25 % des émissions de CO2 lui sont imputées.

Depuis le Grenelle de l’environnement et la création d’éco-prêts logement, les constructions de logements neufs ainsi que les réhabilitations de logements existants doivent respecter de nouvelles normes environnementales. Un objectif : diviser par quatre l’émission des gaz à effet de serre en France, toutes activités confondues, d’ici 2050.

Un programme de rénovation énergétique qui n’a pas froid aux yeux

Subvention Palulos-Grenelle au taux minimum de 20 %, prêt bonifi é CDC, CEE simplifi és, répartition équilibrée du solde entre bailleur et locataire… les dispositifs d’aide sont pléthores.
Le programme de rénovation thermique a été validé par la première phase du Grenelle de l’environnement. Les mesures envisagées devraient fi gurer sous la forme d’amendements, dans la loi « Engagement national pour l’environnement », dit Grenelle II, dont l’examen a débuté au Sénat.
Pour le bâti ancien, les travaux devront porter sur l’isolation, la ventilation, le système de chauffage et les énergies renouvelables... La rénovation thermique d’un logement coûte en moyenne 20 000 euros.
Pour les constructions neuves, la « Réglementation thermique 2005 » a pour objectif d’améliorer la performance énergétique de 15 % au moins, avec une progression tous les cinq ans afi n d’atteindre au moins 40 % d’ici 2020.
Selon l’Ademe, la mise en application de la réglementation devrait engendrer des coûts supplémentaires de 7 à 15 %, compensés in fi ne par une baisse d’au moins 15 % sur la dépense énergétique.

Des réhabilitations et des constructions exemplaires

L’habitat social possède une consommation énergétique plus faible que le parc privé. Toutefois, cette performance apparente cache une forte disparité. Une partie de ce parc étant extrêmement énergétivore.
Afi n de réduire d’au moins 38 % sa consommation énergétique d’ici 2020, le bâti ancien doit être massivement modernisé. Un Plan de rénovation a fi xé à 800 000 le nombre de logements sociaux dont la consommation d’énergie est la plus forte (supérieure à 230 kwh d’énergie primaire par m2) devant subir des travaux d’économie. Quant aux 1,5 millions supplémentaires annoncés par Jean-Louis Borloo lors du congrès de l’Union sociale de l’habitat, ils bénéfi cieront de dispositions fiscales favorables et de l’éco-prêt bonifi é à 1,9 % de la Caisse des dépôts. Ces logements, classés dans la catégorie D du diagnostic de performance énergétique, représentent dans certaines régions, comme le Nord-Pas-de-Calais, 80 % du total du parc.

De la performance thermique à la HQE

Toute nouvelle construction doit désormais être conçue pour devenir un habitat durable, sain et économe en charges.
Ce passage de la performance énergétique à la HQE (Haute Qualité Environnementale) marque un élargissement des préoccupations environnementales. Il s’agit désormais de réduire autant l’impact écologique de l’acte de bâtir que la gestion des bâtiments, depuis la conception jusqu’à la déconstruction. Plus que tout autre, le secteur de l’habitat bénéfi cie d’un accompagnement technique en matière de conception et de construction HQE. Des aides au raccordement sur les réseaux de chaleur ou à la création de chaufferies collectives en substitution de modes de chauffage individuel gaz ou électrique existent.

Une double problématique

Comment réduire les consommations énergétiques tout en maîtrisant les charges qui pèsent sur les locataires ou accédants ? Ces travaux d’économie d’énergie impliquent un coût mais également, sur le long terme, d’importantes économies énergétiques. Dès lors, se pose le problème de la répartition des coûts que peuvent supporter les locataires mais aussi celle des économies dont ils peuvent bénéfi cier. Le compromis entre investissements, maîtrise des charges et réduction des émissions de gaz à effet de serre doit encore être défini.

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