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Revue Horizons santé

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Recours limité à l’emprunt, plafonnement de l’activité, cotisations sociales à la hausse, nouvelles pénalités sociales…, les récents textes réglementaires prescrivent aux établissements de santé une cure d’amaigrissement. La rigueur budgétaire souhaitée par l’État n’épargne pas le secteur sanitaire et médico-social. Et l’équilibre des comptes reste le maître-mot, comme le rappelle Gérard de Daran, Directeur des finances du CHI de Castres- Mazamet dans son interview en page 8.

Tout régime se nourrit de privations. Privation de gestion dont les établissements de santé font la douloureuse expérience. Entre les pouvoirs de contrôles des Agences régionales de santé (ARS) qui ne cessent de se renforcer, ceux du comptable public ou de l’Assurance maladie, l’autonomie des structures serait-elle remise en cause ? En tout cas, le désagréable sentiment d’être pointé du doigt est partagé par une grande partie de la profession.

Pourtant, force est de constater que les établissements de santé avaient accepté de suivre un régime à base de pilotage et de régulation du système hospitalier. La loi HPST ou l’EPRD se sont élaborés en concertation avec les organes représentatifs. La certification des comptes, la convergence tarifaire ou l’expérimentation de la facturation individuelle sont devenues l’affaire de tous. Les gestionnaires de santé font évoluer leurs pratiques en phase avec la ligne réformatrice nouvellement établie.

Consentir des efforts, oui, mais encore faut-il disposer de la liberté d’action nécessaire. La suspicion et le discrédit contribuent davantage à alimenter la polémique qu’à consolider les comptes des établissements de santé.

Bonne lecture !

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