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Revue Horizons santé

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Le 18 janvier dernier, la Cour des comptes a dévoilé son rapport sur le patrimoine immobilier des établissements publics de santé non affecté aux soins. Le constat des sages est sans appel, « le patrimoine non affecté a été traditionnellement mal géré par les établissements ».

Constitué de forêts, vignobles, immeubles, terrains, châteaux et théâtres, ce patrimoine, estimé à 60 millions de m2, est le deuxième poste de dépenses après le personnel de l’hôpital. Les logements mis à disposition du personnel constituent une part non négligeable de ce patrimoine « dormant » (loyers en dessous du marché, locataires externes à l’hôpital…).
Conséquence d’une stratégie patrimoniale mal définie, ce potentiel sous-exploité offre pourtant des opportunités de recettes significatives. Si la valorisation du patrimoine immobilier n’effacerait pas la dette des hôpitaux, estimée à 24 milliards d’euros, elle permettrait, en revanche, d’impulser des projets de réinvestissement conséquents. Ainsi, depuis 10 ans, les cessions ont permis de dégager 70 millions d’euros chaque année.
La Cour des comptes préconise une vingtaine de recommandations, parmi lesquelles une collaboration avec les agences régionales de santé (ARS), la professionnalisation des agents en matière de gestion des biens privés ou encore la reconversion de sites en partenariat avec les collectivités locales.

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